Dans la presse le 25 mars 1915 : Des étudiantes prussiennes à Varennes-en-Argonne…

Des étudiantes prussiennes

à Varennes-en-Argonne

 

Varennes, le joli bourg historique du pays meusien et qui n’est plus aujourd’hui, en majeure partie du moins, qu’un monceau de ruines, a eu plusieurs fois la…triste privilège de la visite du Kronprinz.

La maison de Monsieur Jaroly, rentier, située sur la « Place Verte » abrita pendant quelques jours, l’héritier problématique du trône de Hohenzollern.

Il paraît, d’après un témoignage digne de foi, que l’aîné des fils de Guillaume II ne serait point précisément ce que l’on est convenu d’appeler, un époux modèle.

Sur la place de l’église, en effet, se trouvaient pendant la première occupation allemande, quelques tentes fort bien aménagées et occupées par de jeunes femmes très élégantes, se faisant passer pour des étudiantes prussiennes.

Grâce à l’indiscrétion d’un Alsacien, qui je suppose n’était point le grand eunuque du prince, on apprit que ces blondes gretchen étaient, tout simplement, des favorites du prétendant. En d’autres termes, Wilhem avait eu soin, pour se consoler d’un veuvage qu’il ne croyait durer que quelques semaines et qui se prolonge étrangement, de se faire accompagner par un véritable harem teuton !

Pourra-t-on  nier, après cela, que le Kronprinz ne se prépare point à recueillir, dans ses moindres détails, l’oriental succession du Sultant qui préside aux fragiles destinées de la Turquie et aux oreilles duquel les canons de nos cuirassés font tinter le glas le plus funèbre qu’aucun descendant de Mahomet ait jamais entendu ?

 

George LIONNAIS

 

Source : AD Meuse – Le Bulletin Meusien du 25 mars 1915

 

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